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Fév
2017
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Le PVT Canada, parcours du combattant

Le PVT Canada ! C’est suite à la découverte de ce fabuleux visa en 2013, que mon envie d’aller explorer de vastes contrées a commencé. Et qu’est-ce qui s’est passé ? Eh bien, mes chers amis, laissez-moi vous conter la merveilleuse histoire du PVT au Canada… et des six mois les plus stressants de ma vie ! Et comme la vie est bien plus marrante en gifs, pourquoi ne pas illustrer cet article avec notre ami Maurice Moss ?

 

C’est quoi au juste, le PVT ?

Le Permis Vacances Travail, comme son nom l’indique est un visa qui permet aux voyageurs de 18 à 35 ans de voyager dans un des pays participants au programme et d’avoir un visa de travail. Grâce à ça, vous pouvez voyager, travailler ou les deux pendant un an. Parmi les destinations les plus convoitées, on trouve l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada. Il est également possible de partir en PVT en Amérique du Sud ou en Asie (ou même en France pour nos amis belges ou canadiens).

J’avais donc comme plan d’obtenir un de ces fameux PVT pour mon premier grand voyage. J’ai donc commencé à suivre de très près le site expert pvtistes.net, qui regorge d’infos sur ce visa et bien d’autres.

 

A vos maaarques… ah non, attendez!

PVT Canada

Le PVT Canada étant un des plus prisés et surtout pourvu d’un quotas, mieux valait d’être bien préparé. C’est donc minutieusement que j’ai préparé mon dossier. D’autant que cette année,  les inscriptions passaient du côté moderne avec la soumission en ligne. Tin-tin-tiiiiiin !

Avant ça, tout se faisait par la poste dans un délai très court et c’est le tampon de la poste qui faisait foi. Autant dire qu’une éventuelle grève ou un petit retard pouvaient vite se transformer en grosse galère. Mais avec les inscriptions en lignes, les choses seraient sans doute plus simples. En quelques clics, ce serait réglé…

AHAH ! Non, VRAIMENT PAS, en fait.

Déjà, l’ouverture des inscriptions a été très très longue. Documents rassemblés et passeport tout neuf en poche dès la fin de l’été, j’étais sans doute comme beaucoup d’autres français, à attendre le fameux message nous annonçant que ÇA Y EST, c’était ouvert ! Débutant à l’automne depuis des années, c’était sans compter les problèmes techniques, provoquant des énormes retards. C’était très frustrant mais… que faire d’autre à part attendre et râler ? Pas grand chose ! Alors, on a attendu.

Puis fin janvier, on a enfin eu la date de début… deux jours plus tard, à 16h pile, heure française. Il y aura trois tranches pour cette première étape. 2250 places à chaque fois, prêtes à être délivrées pour les plus rapides car c’est premier arrivé, premier servi. Trois chances donc de décrocher une place dans le quotas. Mais beaucoup… BEAUCOUP de candidats. Il semblerait qu’on soit entre 40 000 et 60 000 pour 6750 places. La bataille allait être rude mais allez, ça aller bien se passer!

 

  • Première tranche : La désolation

Toute la journée n’est qu’impatience et appréhension. J’ai réussi à prendre un congé exprès pour ça et plus les heures passent et plus la tension monte. Je révise ce que je dois faire : me connecter sur le site de l’immigration canadienne, cocher trois cases et soumettre la demande.

15h59 : J’ai le cœur qui bat si fort et la tremblotte comme si je jouais ma vie!

16h : GOOO !! Je coche les quelques cases qui me séparent du visa et clique sur Soumettre.

16h et 5 secondes… Message d’erreur puis maintenance. La panique est là, coucou! Je réactualise, parle mal à mon ordi qui ne répond pas car c’est un ordi et surtout, je perd patience. Que ça rame, oui. Que ça plante intégralement, ça, c’est une surprise! Dans ma tête, c’est la désolation et le désespoir.

Une heure plus tard, on nous annonce que le premier tiers est distribué.

 

  • Deuxième tranche : L’exaspération

Deux semaines plus tard. Même chose, même heure, même jour de la semaine. Je suis au travail, pas le choix. Personne dans la boutique, je suis prête à cliquer. Et ça rame et la possibilité d’avoir des clients me met encore plus la pression. Mais le calvaire ne dure pas longtemps. Quinze minutes plus tard, le verdict tombe : je n’ai pas réussi à entrer dans le quotas.

 

  • Troisième tranche : La détermination

La dernière tranche, l’épreuve de la dernière chance. Si je n’obtiens pas de numéro, ne serait-ce pour la liste d’attente, c’est mort. J’ai mobilisé ma famille pour faire mon inscription à ma place. Ça a pris un fichier concocté par mes soins, avec des captures d’écran et des grosses explications en rouge parce que mon destin est entre leurs mains.

Imaginez. Je suis dans ma boutique à Valence, le téléphone scotché à l’oreille, à dire aux rares clients que j’en ai pour une seconde (hou, le vilain mensonge!). Pendant ce temps, en Bourgogne, ma famille est devant l’ordinateur. Ça lague toujours autant et tout le monde retient son souffle… De très longues minutes !

Soudain, j’entends ma sœur crier « Ça y est !!! »

Elle m’annonce que j’ai un numéro : 7211. Etant donné qu’il y a 6750 visas, j’en conclus que je suis sur la liste d’attente mais à ma grande surprise, je ne suis pas « si » loin dans la liste d’attente… 460 personnes, quand même mais ce n’est pas si pire quand on pense aux milliers de personnes qu’on est à appliquer…

Soulagée, je remercie ma famille en vitesse et raccroche. Toute sourire, je m’en vais accueillir la cliente qui vient de rentrer.

 

La liste d’attente

Les mois passent. Littéralement. J’ai le temps de me faire licencier. La boutique, en vente depuis plusieurs mois, a finalement trouvé un acheteur. Pour moi, il s’agit du parfait timing, le signe que quelque chose de nouveau m’attend.

Début juillet, je retourne chez mes parents, en Bourgogne. Quelques jours plus tard, mon billet pour Montréal est réservé pour le 7 septembre. PVT ou pas, je pars.

Signe PVTJe profite de mes dernières semaines pour faire un petit voyage avec ma sœur, Camille. La Suisse, l’Autriche et l’Allemagne en train, le tout avec Couchsurfing. C’est à Salzburg chez notre hôte Sandra que je reçois le message me demandant de payer les frais d’inscription. Je ne suis plus dans la liste d’attente. Bien trop contente, je paie immédiatement et je réalise que je suis très proche. Tout va possiblement aller très vite, à présent…

Et en effet, dix jours plus tard, je reçois ma Lettre d’Acceptation Conditionnelle, indispensable pour poursuivre ma demande. Je m’applique à remplir les derniers documents et à les envoyer avant la date limite. Le 22 août 2014, je reçois ma Lettre d’Introduction. Cette précieuse lettre que je devrais présenter à la douane canadienne, à mon arrivée sur le territoire.

C’est donc officiel : J’ai mon PVT pour le Canada !

 

Qu’on se le dise, obtenir un PVT pour le Canada peut très vite virer au cauchemar. Et le nouveau système fonctionnant par invitation ne doit pas être triste non plus… Ça peut être des mois entiers de « Je sais pas trop ce qui s’en vient pis j’aime pas vraiment ça » mais au final, ce casse-tête vaut bien la peine d’attendre, alors ne lâchez rien! 

Et vous ? Faites-vous partie de cette fameuse année où tout est passé à l’informatique ? Comment avez-vous vécu ça ? Racontez-moi donc !

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4 Réponses

  1. Hello !

    Je connaissais le visa Working Holiday pour l’Australie mais je ne connaissais pas du tout celui pour le Canada. C’est une super idée (même si galère administrative… comme toujours ^^) et le Canada est un pays que je rêve de visiter 🙂

    En tout cas c’est génial que tu l’ai obtenu ! Je te souhaite plein de jolies choses là-bas 🙂

    A bientôt !
    Elise Articles récents…Libère ton potentiel bonheur avec Unstrap.me

    1. Merci Elise pour ton commentaire!
      Oui, l’Australie est aussi assez populaire au niveau des PVT ! 🙂 Il me semble que comme celui de la Nouvelle-Zélande, il n’y a pas de quotas donc plus facile et rapide à obtenir. Pour le Canada, il existe beaucoup de permis différents pour venir si un jour tu te lances! 😉

  2. Salut !

    Moi je me suis inscrit début janvier et j’ai eu l’invitation en une semaine, je crois que j’ai eu de la chance ^^

    Mais pour certains, c’est une autre histoire et cela fait des mois qu’ils attendent…

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