30
Août
2017
25
Sherbrooke, un an plus tard

Sherbrooke, un an plus tard…

Ça fait maintenant un an que j’ai posé mon sac à Sherbrooke. Et si je faisais un petit bilan sur ce qui s’est passé ces douze derniers mois?!

 

De nomade à sédentaire

Vous le savez peut-être, j’ai décidé de suivre Ben pour ses études. A l’époque, je n’étais pas tellement sûre de savoir si c’était le bon moment pour moi de me poser parce que deux ans sur les routes… ça vous change une vie! Maaaais… l’amour et l’idée d’une nouvelle aventure un peu plus « normale » bien que toujours en voyage m’ont convaincu!

Emménager ensembleC’est donc avec Platypus, le petit cochon repose-cou, qu’on s’est trouvé la maison parfaite (bien que plein de courants d’air…! Pendant l’hiver, on adore!) et on a ainsi commencé notre nouvelle vie. Pourtant, tout ne s’est pas passé exactement comme prévu.

 

Attentes, confusions et autres doutes très plaisants

C’est un fait : Je me fais toujours BEAUCOUP TROP d’attentes. Dans ma tête, tout allait être parfait! Ouiiiin… non.

Après deux ans à s’endurer sur les routes, vivre à deux était chose plutôt aisée. En fait, la principale raison de mon futur désarroi a été de trouver un travail. Alors… je sais que je parle de la facilité à trouver du travail au Canada dans cet article… et ça aurait sans doute été le cas si je ne m’étais pas moi-même mis des troncs d’arbres dans les roues (et non, je n’exagère pas!).

Je m’étais mis en tête de trouver le job parfait dès mon arrivée. Le genre d’emploi qui fait super beau sur ton CV et qui t’apporte joie et crédibilité pour une éventuelle demande de résidence permanente (car oui, ça s’est décidé il y a peu mais c’est en court!) Alors, je me suis montré particulièrement difficile… et chiante. Et je trouvais des excuses pour tout : « C’est pas intéressant… Les horaires sont nulles… C’est pas bien payé… »

En gros, mon désir de ne pas gâcher mon PVT avec un job sans intérêt a pris tellement d’ampleur qu’au final, je me suis mis à stresser de ne pas trouver de travail (Oui, ça ne fait aucune sorte de logique, je vous l’accorde!)

J’ai enchaîné des jobs : Lettreuse (travailler dans mon domaine d’études aurait pu être super chouette si la famille qui gérait l’entreprise ne se menait pas une guerre dans merci à longueur de journée), artisane à la production, caissière à l’université… des emplois que j’ai quitté les uns après les autres par manque total d’épanouissement.

Alors cette obsession à trouver l’emploi de mes rêves mixée à cette exigence surdimensionnée a finit par devenir ironiquement peu plaisante. Les attentes que je m’étais fait sur ma vie au Québec étaient loin de ce que je vivais en ce moment. Et si, finalement, rester sur la route avait été la solution…?

 

Et puis…

Finalement, le Saint-Graal est arrivé! Tard mais… puis-je vraiment me plaindre? NON. Une opportunité, une jolie place et des personnes sympathiques. Et surtout un emploi qui ferait saliver n’importe quel français : Je suis vendeuse de fromages! Au total, il m’aura fallut près d’un an pour trouver un emploi assez plaisant pour ne pas le fuir comme la peste.

Vendeuse de fromage au Québec

 

Je danse donc la vie est belle

Je me suis également découvert une passion, devenue indispensable : La danse africaine. Sachez que je ne suis pas une danseuse à la base car je suis bien trop gênée. Pourtant, aller à cette porte ouverte fût un coup de cœur instantané. Durant cette période de doute, j’attendais cette heure et demi avec la plus grande impatience pour y retrouver la joie de vivre de ma prof et toute l’énergie positive de ses cours… Trois sessions plus tard, cette révélation n’est qu’inspiration et m’a d’ailleurs donné un nouvel objectif de voyage : Aller faire de la danse africaine en Afrique!

 

Des aventures, encore et toujours

Ayant vécu une situation similaire auparavant, l’idée de ne pas me faire d’amis m’inquiétait un peu. Déterminée à avoir une vie sociale, c’est à coup de bénévolats, de rencontres entre voyageurs et/ou français (on est beaucooooup!!) que je me suis finalement retrouvé entourée.

N’oubliant pas mon amour du voyage alternatif, j’ai voulu garder cette sensation d’aventure le plus possible. C’est pourquoi c’était évident que notre maison allait devenir la maison d’autres voyageurs pour quelques nuits grâce au Couchsurfing… Et puis, étant super populaire sur le site, on a eu la chance de rencontrer plein de gens super chouettes et de partager bouffes à la bonne franquette, sorties et parties de Monopoly déjantées! L’auto-stop est également resté dans nos coeurs. A vrai dire, il me semble que je suis devenue une sorte de super-aventurière qui n’a même plus peur de faire du pouce toute seule (bon, sauf quand le monde te débarque au milieu de l’autoroute, genre *histoireS vraieS*)

Rencontres Couchsurfing à Sherbrooke

Vie à SherbrookeOh aussi, faut que je vous dise… j’aime beaucoup les chats. Genre, bien plus que les humains. J’en avais jamais eu. Jusqu’à mes 26 ans! Fait qu’on a adopté Rebelle (de la forêt) et elle est beaucoup TROP MIGNOOONNE !! Mon rêve (pas si) secret serait un jour, de l’amener avec nous dans nos folles aventures! Maaaais y’a encore du chemin à faire.

 

L’attachement, finalement

Mes premiers mois en mode sédentaire au Québec n’ont pas été des plus plaisants. Au stress de l’embauche exceptionnelle s’est ajoutée la longueur accablante de l’hiver et la frustration d’être dans une dynamique bien différente que celle qu’on avait en voyage avec Ben… Mais fallait s’y attendre : on ne menait plus la même vie.

Pourtant, c’est après ces quelques mois de galère que j’ai réalisé que malgré tout, j’étais attachée à ma vie ici. Notre maison toute croche, notre quartier de maisons géantes, la danse africaine, les gens que j’y avais rencontré, le côté ville/campagne de la ville, les places qu’on fréquente souvent, les températures caniculaires (25° quand même), Pistache (l’écureuil que j’ai vainement tenté d’apprivoiser), Rebelle (qui a sans doute fait fuir Pistache à l’autre bout de la ville). Ma vie québécoise dans son parfait ensemble en fait! Finalement, à douter de ce que je faisais ici, je suis rendue heureuse dans cette nouvelle vie.

Nouvelle vie à Sherbrooke

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